La CSC réclame "une école obligatoire réellement gratuite"

Une école obligatoire réellement gratuite ou encore la mise en place d'un plan pluriannuel d'investissement en Fédération Wallonie-Bruxelles, telles sont quelques unes des "lignes de force" développées jeudi par la CSC lors de son tout premier congrès communautaire organisé à Schaerbeek. Le syndicat chrétien réclame aussi "un pacte social francophone" et s'oppose à la régionalisation des compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
"En quoi régionaliser l'enseignement primaire serait un facteur de développement de l'économie?", s'est interrogé Marc BECKER, secrétaire national, dans son discours de conclusion du congrès. "Et de plus, est-on conscient que, dans ce tout petit pays qu'est la Belgique, régionaliser les matières de la Fédération Wallonie-Bruxelles, cela signifie la création de nouvelles administrations, pour sans doute moins d'efficacité, car les moyens des Régions wallonne et bruxelloise ne permettraient en aucun cas de le faire. Par ailleurs, veut-on en arriver à de nouvelles décisions profondément stupides comme celle du gouvernement wallon sur les kots?
La CSC francophone n'est cependant pas opposée à des liens entre les institutions. Par exemple, "nous estimons qu'au niveau de l'enseignement, au-delà du tronc commun (en cours de réalisation-construction), les filières techniques et professionnelles devraient être davantage organisées en lien avec les besoins et politiques régionales", a illustré Marc BECKER. 
Parmi les lignes de force développées lors du congrès, la CSC a réclamé un plan pluriannuel d'investissement. "Ce plan doit pouvoir mener d'ici 2030 à 20% d'augmentation des moyens de la Fédération (au-delà de l'indexation) pour améliorer les conditions de travail, les équipements et infrastructures, pour assurer une meilleure qualité de services aux bénéficiaires, et atteindre les objectifs de gratuité des services d'intérêt général." Le syndicat a également réclamé "une école obligatoire réellement gratuite".
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