La campagne « Racism, Game Over »

La campagne « Racism, Game Over », avec le soutien de Bianca Debaets

Dans le cadre de la campagne « Racism, Game Over », soutenue par la Secrétaire d'Etat bruxelloise pour l'Egalité des Chances, Bianca Debaets, les syndicats CSC, CGSLB et FGTB ont mené une enquête parmi leurs délégués concernant le racisme au travail à Bruxelles. Les résultats ont été présentés durant une matinée d'informations :
  • 307 délégués ont participé à l'enquête (entre décembre 2015 et février 2016):
 - 39 % d'employés
- 32 % de cadres supérieurs
- 22 % d'ouvriers
 - 7 % de fonctionnaires
  • 1 fonctionnaire sur 2 constate régulièrement des préjugés et stéréotypes
  • 34,2 % des délégués ont été témoins de racisme lors de la recherche d'emploi
  • 22 % des délégués sont souvent témoins de traitement inégal impliquant des collaborateurs, pour des motifs racistes.
  • Le racisme au travail est souvent fondé sur la conviction religieuse ou philosophique de l'employé (32 %), suivi par la nationalité (26,4 %), la prétendue race (23,7 %) et la couleur de peau (23,6 %).
  • S'il est question de discrimination ethnique, elle a principalement lieu lors de l'embauche, de la sélection et de la promotion.
  • 75 % des délégués sont prêts à entreprendre des actions contre le racisme au travail.
  • Cependant, la moitié d'entre eux admettent ne pas disposer des moyens nécessaires.
Les trois syndicats admettent que la lutte contre le racisme au travail et au sein de la société est également un combat syndical. Le racisme et les autres formes de discrimination représentent une menace pour l'ensemble des employés. Pour la première fois, les trois syndicats bruxellois, la CSC, la CGSLB, et la FGTB relèvent ensemble ce défi.
« La richesse de Bruxelles réside dans sa diversité. L'égalité des chances pour tous les Bruxellois repose sur une égalité de traitement sur le marché du travail. Il ressort de cette enquête que le racisme et la discrimination au sein du marché du travail sont une réalité, également à Bruxelles », selon la Secrétaire d'Etat bruxelloise Bianca Debaets. « C'est la raison pour laquelle je soutiens les syndicats dans leur campagne ‘’Racism, Game Over’’. Les syndicats défendent les intérêts de tous les travailleurs et représentent dès lors un partenaire important pour la lutte contre le racisme et ladiscrimination sur le lieu de travail. Les syndiqués deviennent ainsi les ambassadeurs en faveur de l'égalité des chances pour l'ensemble des employés ».
La présentation des résultats est une première étape dans une campagne de sensibilisation et d'information à grande échelle, durant laquelle la CSC, la CGSLB et la FGTB accordent une attention particulière à une approche ascendante. L'objectif ne peut pas être d'imposer des plans d'action unilatéraux qui ne correspondraient que peu à la réalité. Au moyen de différents outils de sensibilisation, les délégués sont encouragés à thématiser le racisme au travail à des moments informels, durant les formations syndicales et au sein des organes formels de concertation, tels que le Conseil d'entreprise ou le Comité pour la prévention et la protection au travail. En outre, une déclaration intersyndicale contre le racisme au travail est élaborée de manière participative au sein de chaque entreprise bruxelloise. Ces déclarations seront signées solennellement le 21 mars 2017, lors de la Journée internationale contre le Racisme et la Discrimination.
« Eriger Bruxelles en Région sans racisme ? Avec le soutien des employés, nous pouvons faire la différence. Nous unissons nos forces au-delà des frontières syndicales, afin d'ériger Bruxelles en capitale, où il est agréable de vivre et de travailler, où chacun trouve sa place. Une ville où les droits fondamentaux, individuels et collectifs de chaque personne sont respectés » ont affirmé les trois syndicats, la CSC, la CGSLB et la FGTB, dans une déclaration commune.